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La découverte des vestiges d'un établissement gallo-romain dans les sites riants qui
séparent les vallées de la Barguelonne et de la Garonne atteste des lointaines origines
de POMMEVIC dont le nom vient du latin << pomarium vicus >> qui signifie : < <
village de pommiers > >. Ce fut, au Moyen Age, le siège de l'un des plus importants
prieurés de l'abbaye de Moissac.
L'Eglise SAINT-DENIS, qui ne conserve de sa fondation romane que le mur méridional, la base
du clocher et l'abside, fut donnée à MOISSAC en 1052, par Bernard et Guillaume de
Doeze et Seguin del Boulbe. Elle comprend une nef voûtée à liernes et tiercerons,
ajourée de fenêtres à plein cintre, un bas-côté ajouté au
XVI siècle et une abside en cul-de-four. La travée du choeur, qui porte le clocher
carré à deux étages, est couverte d'un croisée d'ogives à nervures
prismatiques dont la clef de voûte s'orne des armoiries de Pierre et d'Antoine de Carmaing,
abbés de Moissac au XV siècle. Les doubleaux qui séparent le choeur de la nef
reposent sur des colonnes engagées aux chapiteaux d'une remarquable facture. A l'extérieur,
le chevet, flanqué d'une tourelle d'escalier, a conservé sa corniche à modillons
sculptés séparée du toit par une surélévation des murs. Au sud,
le sanctuaire est bordé par les bâtiments de l'ancien prieuré restaurés.
Le portail, sur le côté droit de la façade, est du XVI siècle.
Traversée par l'important axe routier Bordeaux-Narbonne, POMMEVIC a su renverser une
évolution économique et démographique inquiétante en développant
avec opiniâtreté l'agriculture, le commerce, l'artisanat, les industries
agro-alimentaires. Elle est en train de passer de l'engourdissement qui paralysait trop souvent
les villages du XIX siècle à la vitalité qui caractérise une ville moderne.
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